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Monday, November 7, 2016

COP20Lima Suivez la conférence de lONU sur le climat comme si vous y étiez grâce à Twitter !

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La 20e conférence des nations unies sur le climat s'ouvre le 1er décembre à Lima. Si vous n'avez pas la chance d'être sur place, vous pouvez tout de même suivre la conférence de l'intérieur grâce aux comptes Twitter des très nombreux participants à la COP20.
Vous pouvez suivre tous ces comptes d'un seul coup en vous abonnant à cette liste.

Disclaimer : Il n'est pas possible de mettre tout le monde... J'ai essayé de maintenir un bon équilibre entre quantité et qualité mais si vous avez des suggestions ou des bonnes adresses à proposer, n'hésitez pas !

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Tuesday, August 30, 2016

Conférence sur le climat de Marrakech Oubliez la COP22 bienvenue à la CMA1 !

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On n'attendait pas grand chose de la conférence sur le climat qui s'ouvre demain au Maroc, mais l'entrée en vigueur à grande vitesse de l'Accord de Paris a tout changé : voilà que la COP22 sera aussi la CMA1, c'est-à-dire la première conférence des parties à l'Accord de Paris (CMA est l'accronyme de "COP serving as Meeting of the parties to the Paris Agreement").


Un programme de travail chargé pour la CMA1


Or l'Accord de Paris a renvoyé de très nombreuses questions à cette première réunion. La CMA1 doit en particulier préciser le fonctionnement de plusieurs mécanismes prévus par le texte, c'est le cas :
  • Des contributions nationales, les fameuses INDC, dont il faut arrêter le calendrier (article 4) 
  • Du mécanisme de réduction des émissions (art. 6)
  • Du renforcement des capacités (art. 11)
  • Du mécanisme de transparence par lequel les pays développés doivent rendre public tous les deux ans l'aide qu'ils apportent aux pays en développement (art. 13)
  • Des procédures permettant de s'assurer que l'Accord est bien respecté (art. 15)
La portée réelle de l'Accord de Paris dépendra largement de ces procédures qui dans une versions la ambitieuse peuvent empiéter sur la souveraineté des États. En tous cas, il n'est pas possible d'improviser des négociations sur des sujets aussi techniques et aussi sensibles.


Report probable mais à haut risque


Les décisions qui accompagnent l'Accord de Paris prévoyaient la création d'un groupe de travail spécial chargé de préparer la CMA1 (connu sous le petit nom d'APA dans les cercles spécialisés) et demandaient au GIEC de produire un rapport sur la mise en œuvre de l'Accord mais l'un et l'autre ont été pris de vitesse par l'entrée en vigueur du texte. Le rapport du GIEC doit paraitre en 2018 et l'APA ne s'est réuni qu'une seule fois à Bonn en mai... Il faut dire que l'entrée en vigueur de l'Accord de Paris était prévue aux alentours de 2020, pas dès cette année.
La communauté internationale se trouve donc avec un programme de travail chargé sans avoir eu le temps de s'y préparer.

Par ailleurs, même si le texte est déjà en vigueur près de la moitié des pays n'ont pas encore terminé sa ratification. C'est le cas de gros émetteurs comme la Russie, l'Australie, le Royaume Uni, l'Italie ou le Japon mais aussi de nombreux pays d'Afrique et du Moyen Orient.
Pour l'instant, ces pays ne peuvent participer à la CMA1 qu'en tant qu'observateurs et ils sont en théorie exclus des décisions. Trancher des points sensibles dans ces conditions risquerait d'entrainer d'interminables contestations.

Cela fait au moins deux bonnes raisons de reporter les négociations sur la mise en œuvre de l'Accord de Paris à plus tard. Reste à savoir ce qu'on reporterait, et à quand.
Une échéance logique serait la COP24. De nombreux préparatifs pour la mise en œuvre de l'Accord doivent en effet s'achever en 2018 : le sixième rapport du GIEC, les travaux de l'APA, les recommandation du SBSTA (un autre organe de la Convention cadre) sur la comptabilisation des ressources financières, etc.
Mais un défi de la conférence de Marrakech est aussi de préserver la dynamique née de la COP21 et de l'entrée en vigueur très rapide de l'Accord de Paris. Un report en bloc de deux ans serait un très mauvais signal, beaucoup d'acteurs y verraient une façon pour les États de revenir sur les engagements qu'ils ont pris l'année dernière.

Il va donc falloir trouver un équilibre difficile et s'efforcer de progresser dans l'application du texte dès maintenant. Le sommet qui s'ouvre demain promet d'être plus compliqué et mouvementé que prévu...


Publié le 6 novembre 2016 par Thibault Laconde


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Thursday, July 16, 2015

COP21 Il pleut des INDC alléluia !

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Vous ne vous en êtes peut-être pas aperçu, mais hier a été une rude journée dans le petit monde du climat. Figurez-vous que 10 11 13 pays ont décidé de remettre leurs INDC le même jour !


INDC ? Mais oui, vous savez les CPDN...


INDC est l'acronyme anglais pour "Intended nationally determined contribution" ou en français : Contribution prévue  déterminée au niveau national (CPDN).
Il s'agit d'une procédure destinée à préparer la conférence de Paris : chaque pays est invité à publier les engagements qu'il pourrait prendre dans le cadre d'un nouvel accord sur le climat.

Cette procédure a plusieurs mérites : elle permet a chaque pays de prendre le temps de la réflexion et de proposer une contribution qui correspond à ses moyens sans avoir l'impression de se faire tordre le bras dans une COP. Elle évite aussi les jugements à l'emporte-pièce en laissant le temps aux experts et à la société civile d'évaluer et de consolider toutes les propositions.
Enfin, et surtout, elle permet de sortir en douceur des mécanismes qui ont conduit à l'échec du Protocole de Kyoto : une approche top-down (on décide combien on peut émettre puis on répartit par pays) en réalité impraticable et une interprétation beaucoup trop radicale du "principe de responsabilité commune mais différenciée" (dans laquelle les pays en développement -dits non-annexe I- n'avaient aucune obligation).


Des soumissions poussives qui s'affolent brusquement...


La soumission a été ouverte au printemps. L'Union Européenne, éternelle bonne élève, a rendu sa copie le 6 mars, suivie des États-Unis (le 31) et un peu plus tard de la Chine (le 30 juin). Mais depuis le processus semblait s'enliser : même si la plupart des poids lourds avait soumis leur contribution avant l'été, à 3 mois de la COP21 seuls une cinquantaine de pays s'étaient engagés.
Or il ne suffit pas que les gros émetteurs s'engagent : en vertu du sacro-saint principe d'égalité souveraine des États, il ne peut y avoir d'accord à Paris qu'à l'unanimité... Par ailleurs, plus il y a de pays qui s'engagent, plus la pression est forte sur ceux qui hésitent.

A l'approche de l'Assemblée Générale de l'ONU, le processus s'est brusquement accéléré la semaine dernière avec 18 nouvelles soumissions dont l'Indonésie et de l'Afrique du Sud. Il frôle l'emballement aujourd'hui avec (à l'heure où j'écris) 13 nouvelles INDC dont celle très attendue (et plutôt encourageante) du Brésil.
Au dernier comptage (lundi 28 à minuit) 93 pays avaient joué le jeu, soit presque la moitié des parties à la Convention-Climat.

INDC brésilienne : les engagements pour le climat du Brésil avant la COP21
INDC péruvienne : les engagements pour le climat du Pérou avant la COP21
INDC maldivienne : les engagements pour le climat des Maldives avant la COP21
INDC tchadienne : les engagements pour le climat du du Tchad avant la COP21
Les points clés de quelques-unes des INDC soumises hier

(Vous pouvez retrouver les points-clés des principales INDC au fur et à mesure qu'elles sont publiées via mon compte twitter)

Que va-t-il se passer maintenant ?


Lorsqu'une nouvelle INDC est publié des ONG comme le World Ressource Institute, ou en France le RAC-F, se jettent dessus. Parions qu'elles n'ont pas chômé hier...
Leur objectif est d'une part d'évaluer le niveau d'ambition de la proposition : le pays prend-il de nouveaux engagements ? Quels sont les moyens et les politiques envisagés ? Demande-t-il des aides pour réduire ses émissions ? En profite-t-il pour faire passer un message sur sa position dans les négociations ? Etc.
L'autre objectif est de consolider les émissions de gaz à effet de serre prévues pour 2030 afin de voir si elles sont compatibles avec l'objectif officiel de la communauté internationale, à savoir un réchauffement de la planète limité à 2°C par rapport à l'époque pré-industrielle.

L'attention va aussi se tourner de plus en plus vers les pays qui n'ont pas soumis leurs INDC. En particulier, l'absence des pays de l'OPEP commence à se voir : seule l'Algérie a remis sa proposition. On veut bien excuser la Lybie et l'Irak mais l'Arabie Saoudite, l'Iran, le Venezuela, le Nigeria, le Koweit, le Quatar, etc. manquent aussi à l'appel.
Autre point noir : l'Inde, le troisième émetteur mondial, enfermé dans sa rhétorique du droit au développement qui divise au sein même du G77 depuis Durban, va-t-il refuser de collaborer ?

A deux mois du début de la Conférence de Paris, la multiplication des INDC est sans aucun doute un signe positif. Mais on voit aussi se dessiner de plus en plus clairement en creux les obstacles et les réfractaires à un accord ambitieux lors de la COP21. Il reste du travail...



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Sunday, December 14, 2014

Cotillons et rétrospective Energie et Développement Durable dépasse le demi million de lectures !

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C'est sans doute négligeable par rapport au trafic quotidien brassé par les gros site du web mais toute de mêm un petit événement pour l'amateur : ce blog, qui a fêté le mois dernier ses trois ans, a été lu pour la 500.000e fois cette nuit.

Le premier article a été publié en septembre 2011. Très techniques, ces textes atteignaient alors un nombre de vue proprement faramineux : 153 en septembre, 241 en octobre, 211 en novembre... Mais se sont bien rattrapés depuis : beaucoup d'entre eux ont accumulés plus de 10.000 lectures et sont solidement installés en tête des résultats sur Google.

L'explosion du trafic a eu lieu l'année suivante : entre avril 2012 et avril 2013, le nombre de visiteurs est multiplié par 10. C'est aussi à cette époque que la "ligne éditoriale" change : je ne publie plus d'articles techniques mais des analyses sur les questions d'énergie et de développement durable. J'aborde des sujets d'actualité, parfois polémiques, en essayant de garder la pédagogie et la rigueur qui ont fait le succès des premières publications.
Ce choix est payant au moment où se lance le débat sur la transition énergétique : mes articles sont repris par des sites institutionnels et un vrai débat se crée dans les commentaires.

Depuis le blog a continué sur une croissance plus lente mais réelle (j'espère passer les 30.000 lectures par mois d'ici la fin de l'année) malgré un rythme de publication limité : tout juste 148 articles en 3 ans avec des périodes d'inactivités assez longues. Suivant mon évolution professionnelle, les sujets traités tendent à dépasser les questions énergétiques pour traiter plus largement de développement durable, de RSE et de solidarité internationale.



Et en pratique, ça donne quoi ? Voici cinq articles emblématiques de ces trois années :
  • Comment calculer la production réelle d'un panneau solaire ?
    Article typique de ma période technicienne, c'est aussi le plus lu : il accumule à lui seul 66.763 vues... and counting.
  • Bonus-malus énergie : ce qui va changer sur votre facture d'électricité ou de gaz
    Publié en septembre 2012, il marque ma volonté de suivre le débat sur la transition énergétique. C'est l'article le plus commenté à ce jour : 52 commentaires avant que je close la discussion.
  • Allemagne, sortie du nucléaire et charbon : le vrai et le faux
    Si vous ne trouvez pas l'article de référence qui répondrait à toutes vos questions sur un sujet, écrivez-le vous même... Je l'ai fait aussi sur le gaz de schiste.
  • Visitez les centrales solaires les plus remarquables de la planète... avec Google Maps
    Puisque les grandes infrastructures énergétique sont visibles du ciel, pourquoi ne pas en profiter pour les faire visiter sur une carte... Existe aussi pour les mines de lignites allemandes et de sable bitumineux canadiennes ce qui permet de mesurer la dévastation qu'elles représentent
  • C'est prouvé : faire ses courses dans un magasin bio rend égoïste et malhonnête
    Titre provocateur, c'est vrai, mais il reflète le contenu d'un article parfaitement sérieux. Ici, on aime bien penser à rebrousse-poil...

 
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